Rinôçérôse - Cubicle

Rinôçérôse - Cubicle
Aujourd'hui


- j'ai écouté trente-quatre fois Butterfly, de Superbus.
- je l'ai chanté soixante-trois fois, mais jamais en entier, parce que je ne suis pas encore au point pour les paroles
- j'ai lu cinq Phosphore
- j'ai lu deux-cent onze pages d'Ensemble c'est tout, Anna Gavalda
- j'ai marché sur les pieds de neuf personnes au cinéma dont trois qui ont retiré rapidement leur pied et deux qui ont fait "aïe"
- je suis tombée une fois
- je me suis raccrochée à une personne. Ai eu droit au regard noir, mais on était déjà dans le noir, alors c'est pas trop grave
- jai changé trois fois de fringues
- j'ai ouvert dix fois le frigo, pour finir par le refermer les mains vides
- j'ai mangé deux oranges
- j'ai dit vingt-trois fois "Mon Dieu !" même si je suis athée
- j'ai écouté pendant trois heures la radio, puis pause, puis quatre heures
- j'ai fait un sourire, un sourire forcé devant le miroir ce matin en me disant "Va te coiffer"
- j'ai changé seize fois de côté ma barette.
- j'ai reçu six textos
- j'en ai envoyé quatre
- j'ai retouché cinq photos
- j'ai parlé avec trois personnes sur aimaissaine
- j'ai pris zéro photos [très très rare.]
- j'ai regardé trois minutes la télévision
- j'ai pensé cinq fois à hier
- j'ai pensé huit fois à domain
- je suis restée quatre heures trente sur La Touale
- j'ai vérifié sept fois la messagerie d'Amande; je n'ai pas vérifié ma messagerie
- j'ai envoyé neuf messages télépathiques à mon Alter-Ego <33
- j'ai rangé deux fois ma chambre virtuellement
- j'ai marché onze minutes trente-et-un dehors
- j'ai pensé quatre fois à Quand-je-serais-vieille
- j'ai pensé quatre fois à Si-on-était-en-vacances
- j'ai pensé cinq fois à Si-je-devais-recommencer-ma-vie
- j'ai pensé sept fois à Si-j'étais-quelqu'un-d'autre
- je viens de penser que je ferais mieux d'arrêter de penser, d'arrêter de faire des trucs qui servent à rien et d'arrêter de faire des listes.


PhotÔw' : LùZ', il y a longtemps.

# Posté le dimanche 21 janvier 2007 14:58

Modifié le dimanche 27 mai 2007 03:56

A Ikea, les réveils perdent leurs aiguilles.

" Je pivotais, exaspéré.
- Je me suicide, je ne me donne pas en spectacle !
- J'observais les oiseaux.
- Non. Dès que je vous tourne le dos, je sens vos yeux.
- Une idée que vous vous faites.
- Partez.
- Pourquoi ?
- Incroyable ! Vous n'avez pas à vous occuper ailleurs ?
Nonchalamment, il consulta sa montre.
- Non, je ne déjeune que dans deux heures.
- Fichez le camp !
- La falaise est à tout le monde.
...........................[...]
- Comment pouvez-vous rester à côté d'un homme qui va se fracasser sur les rochers ?
- Ca me passionne.
Il ajouta d'une voix très douce :
- Je viens souvent ici. [...] J'ai vu beaucoup d'hommes et de femmes se suicider. Je ne suis jamais intervenu. Mais vous, [...] je ne souhaite pas que vous mettiez fin à vos jours.
- Pourquoi ?
- Parce que je vous comprend trop bien. Si j'étais à votre place, je sauterais. Si j'avais votre physique, un physique si... décourageant, je sauterais. Si j'avais vingt ans comme vous les avez, c'est-à-dire vingt ans sans fraîcheur, avec l'air déjà avarié, je sauterais. Que savez-vous faire ? Avez-vous un talent ? Une formation ?
- Non.
- Une ambition ?
- Non.
- Alors sautez.
J'allais riposter qu'il m'en empêchait, justement, lorsque je sentis qu'il valait mieux interrompre cette conversation. "
................................................................... Lorsque j'étais une oeuvre d'art ~ Eric-Emmanuel Schmitt
A Ikea, les réveils perdent leurs aiguilles.

# Posté le mardi 26 décembre 2006 09:03

Modifié le mardi 12 juin 2007 10:05

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Ici. c'est. Mon. B0rdel.

# Posté le lundi 04 décembre 2006 10:43